Ca doit être la version hollandaise de la Nouvelle Star. Il faut reconnaitre que l’équipe chargée du casting a fait un sacré boulot. Essayez de tenir jusqu’à la chanson, chaque strophe est une performance.
Cette interprétation phénomènale est mentionnée dans Wikipédia (section culture et civilisation du XXIè siècle), avec des liens vers certaines vidéos de casting -dont Herman, le danseur fou.
Crossroads n’a pas fait date dans l’histoire du cinéma (je ne parle pas du nanar avec Britney Spears et d’autres nanas nunuches). C’est vrai que le film -dont le titre fait évidemment référence au légendaire Robert Johnson- est bourré de clichés sur le rock et le blues. L’un des plus gros poncifs est le duel de guitares.
En gros on arrive vers la fin du film et le jeune padawan est dans un roadhouse où se déroulent chaque soir des duels de guitaristes. Et là le p’tit gars va tenter sa chance contre rien de moins que Steve Vaï. Remarquez à l’époque le virtuose qui accompagnait Frank Zappa n’avait pas encore son statut d’élève qui a dépassé les maitres (Satriani et Eddie Van Halen), mais c’était pas ce qu’on appellerait un manchot. Donc le jeune gars (le gentil) va croiser le manche avec le très méchant guitariste de Satan (rien que ça) qu’incarne Steve Vaï. Et attention, pas question de rigoler. Genre je sors un lick à 500 à l’heure avec mes dix doigts qui gigotent comme jamais et hop à toi mon gars, montre ce que tu sais faire si t’es un homme. Ben oui, la testostérone dégouline, c’est super-macho le duel de guitares.
D’ailleurs, j’apprends en lisant ce billet (sur le blog d’un gratteux, Guitar Obsession) que le morceau est basé sur un caprice du demi-dieu Paganini, le violoniste fou qui a inventé les images autocollantes, ou quelque chose comme ça. C’est dire le niveau technique.
En vrai, le p’tit gars c’est pas lui qui joue en slide avec un son bien tranchant. On vous la fait pas, c’est Ry Cooder qu’on entend quand on voit le héros lancer les notes du début (après c’est Vaï qui joue en réalité les morceaux des deux protagonistes). Et évidemment de façon très très crédible c’est -contre toute attente- le gentil qui gagne (étonnant, non ?). Juste après avoir regardé cette vidéo, je vous conseille de vous repasser les jams du DVD du G3 version Malmsteen. Ca n’a rien à voir Ou pour l’ambiance Missisipi et les références aux légendes du blues, un bon petit coup du génial O’Brother des frères Cohen. La BO de Crossroads, qui contenait d’excellentes versions de classiques du blues revisitées par Ry Cooder, n’incorporait pas le déballage pyrotechnique du fameux duel. Il faudra attendre que SyVy veuille bien sortir des compiles d’inédits de derrière les fagots pour trouver l’enregistrement sur The Elusive Light and Sound, Vol. 1. Deux disques aussi différents que leurs interprètes mais chacun tellement meilleur que le film qui les a réunis. J’ignore si Ry et Steve ont joué ensembles ensuite…
Bande-annonce d’une sorte de James Bond de série Z philippin, avec Weng Weng dans le rôle de l’agent double zéro.
Numéro qui donne la mesure du talent de double-W pour jouer la comédie. Ce nanar (comme les autres films de Weng2) ne présente d’intérêt que pour ses scènes d’action (le coup du parapluie-parachute revient dans plusieurs films) et de castagne, lesquelles voient immanquablement triompher le petit acteur contre une meute de molosses grâce à des tactiques de combat élaborées : coups de pied dans les glaouis, coup de boule, croche patte, glissades sur le parquet… Viva Weng Weng !
Pour votre santé, ne tentez de visualiser ce film dans son intégralité que si vous êtes déjà bien accoutumés aux nanars (disponible en DVD, avec en bonus un film de Brucexploitation).
Pour les grands enfants (pas fauchés) un peu geeks sur les bords : il y a quelques années Lego avait investi la robotique avec la gamme Mindstorms (RCX), vraiment très bien pensée pour construire et programmer des robots. Quelques passionnés ont réalisé des robots assez surprenants :
Dans la foulée étaient apparus des kits de robots Spybotics, également interfacés avec des softs Windows, non pas destiné à une modularité poussée mais plutôt à remplir des missions spécifiques (dont certaines, en multijoueurs).
Voila maintenant que Mindstorms revient, dans une génération “NXT“, avec des capteurs plus variés (sons, ultrasons, lumière, contact), des servomoteurs, une connection Bluetooth (pour communiquer avec un Pc ou un Mac) et un nouveau cerveau (brique programmable NXT équipée d’un processeur ARM 32 bits, d’un co-processeur AVR 8). De quoi construire quelques robots sympas…
En France on peut le trouver chez Robopolis (boulevard Beaumarchais, une boutique entièrement dédiée aux robots mais animée par des vrais gens, tout à fait charmants) qui organise une présentation du NXT le 14 octobre.